
La chrysalide du Big Royal Kunamaka Orchestra, spécimen d’olibrius génétiquement modifié à partir d’essences végétales irradiées et de pattes de mouches gavées de stéroïdes, a éclos en 1999 pour se transformer en fauve capable de ronronner sous les cajoleries d’une rythmique-pilon et, dans la seconde qui suit, de rugir dans un déluge de décibels en béton armé.
Lord Gomez, le chanteur de Kunamaka, nouvelle dénomination équeutée de la horde sauvage de Clermont-Ferrand, incarne ce déquadruplement de la personnalité, fort d’un spectre vocal couvrant un territoire rock aussi vaste que les plaines du grand ouest.

Avec un nouvel album à paraître courant 2011, Kunamaka prend forme humaine. Son swing percutant est dynamisé par une pop aux atours délicats et gracieux. Ses envolées lyriques sont stupéfiantes d’audace, comme si le loup de Tex Avery tapait un carton avec Freddy Mercury et My Own Private Alaska pendant que la gogo danseuse détrousse Droopy backstage. Le son brillant et époustouflant de ce troisième album a été soigneusement mis en relief par Eli Janney (Noir Désir, Girls Against Boys, Fugazi, The Rapture…) et lustré par Alan Douches, deux stylistes aux ciseaux d’argent.
Ce troisième album promet des délires et des excès d’humour potache que la raison ignore !
Sortie d’album en octobre 2011.